QUI SUIS-JE

Il est temps de me livrer à vous pour que vous sachiez qui je suis.

J’aime me poser des questions sur notre fonctionnement et notre évolution, plus ou moins lointaine soit elle. C’est ce qui m’a amené au trail après être passé par différents sports. Et si aujourd’hui, je lance ce blog, c’est pour partager avec vous ma passion incommensurable pour ce sport qu’est le running et vous éviter les erreurs que j’ai pu commettre par le passé.

Nous ne parlerons pas que de course à pied. Nous irons bien plus loin ! Nous aborderons des sujets comme la nutrition, la méditation, le développement personnel et tout ce qui permet de se dépasser, de sortir de sa zone de confort pour devenir la meilleure version de vous-même.

Je m’appelle Jérémy et j’ai 34 ans. Mon passé sportif est assez riche. J’ai d’abord couru après rien pour faire comme papa, mon père étant un très bon coureur (plusieurs marathons dont celui de Paris en 3h07 et beaucoup de victoires sur des cross et des courses sur route de la région parisienne). J’étais plutôt bon et je remportais plusieurs épreuves dans ma catégorie. Je me souviens des sprints de 300m que je faisais à fond J’ai même été interviewé par la mère de Jordy… Dur dur d’être un coureur !

J’ai ensuite découvert le football dans la cours de récré et je l’ai pratiqué en club pendant 20 ans à un bon niveau départemental dans les Yvelines (78). Contrairement à ce que l’on peut croire, le football est un sport extrêmement traumatisant pour les muscles, les articulations et les tendons. Il m’arrive de jouer en salle de temps en temps depuis quelques années et je mets souvent trois jours à m’en remettre… J’ai dû arrêter car on ne peut pas être un bon coureur et continuer à pratiquer des sports aussi traumatisants pour les muscles et les articulations. Choisir, c’est renoncer, et aujourd’hui j’ai choisi d’êtrer trail runner.

Au lycée, j’ai pu m’essayer tour à tour au handball et au basket. Mesurant 1m89, c’était le sport qui paraissait le plus approprié pour moi mais je n’ai pas vraiment accroché. Le football reste selon moi le sport collectif qui offre le plus de situations et regarder un match de basket m’ennuyait vraiment.

J’ai donc repris le football en sénior peu après mes 18 ans dans le petit club familial de Mézières sur Seine et l’ambiance m’a bien plu. Mais c’est à Hardricourt que j’ai connu mes meilleures années. Nous avions un groupe formidable et des dirigeants vraiment compétents.

Malheureusement (ou heureusement car qui sait si j’écrirais ces lignes sans ces changements de cap) la vie est ainsi faîte et j’ai dû déménager près de Paris. Ceci dit, être à 15 minutes du boulot en scooter n’a pas de prix (enfin si… je risque ma vie en remontant les files de voitures chaque jour mais c’est tout de même un confort appréciable que d’être si vite rentré à la maison pour développer mon blog). Je ne voulais pas reprendre le foot dans un club des Hauts de Seine. Pas envie de redevenir le petit nouveau qui ne connaît personne…

J’ai donc pendant près de 2 ans couru seul de temps en temps, essayé pléthores de programmes de musculation comme la méthode Lafay, la méthode Tabata, soi-disant révolutionnaire mais seul, la motivation est vraiment difficile à maintenir.

Durant l’été 2012, je me décide donc à chercher un club d’athlétisme autour d’Asnières. Je me demande également si je ne pourrais pas prendre quelques leçons de natation, nageant comme une enclume… et n’ayant jamais réellement appris à part avec mon oncle dans une piscine de camping il y a une quinzaine d’années.

Petite recherche sur Google et je tombe sur des clubs très sympas avec 2, 3 voire 4 séances hebdomadaires, ce qui paraît très respectable. Néanmoins le prix de la licence d’athlétisme et des leçons de natations me donne le vertige… Il faut compter environ 500 € pour les deux.

C’est alors par hasard que je tombe alors sur le site du club de triathlon de Courbevoie. Je regarde un peu les créneaux d’entraînement (qui sont vraiment extraordinaires pour un club amateur !), les photos, les résultats des compétitions. Le club a l’air très sérieux. Je décide donc de demander à la Présidente si je peux ne pas faire de vélo. J’avais un mauvais à priori sur le vélo qui était pour moi un sport de « petit vieux bedonnant faisant des centaines de kilomètres à allure plutôt tranquille». C’est finalement la discipline que j’ai préféré pendant ces 3 saisons de triathlon… Comme quoi, il ne faut surtout pas juger avant d’avoir essayé. Mais l’arrivée de ma fille Léonie aura eu raison du triathlon. Impossible de continuer à m’entraîner autant et les créneaux, bien que nombreux, ne me permettaient pas de concilier vie personnelle, vie professionnelle et vie sportive.

Je décide donc de me consacrer à une seule des trois disciplines et je m’oriente tout naturellement vers la course à pied et plus particulièrement le trail, le bitume m’ennuyant quelque peu. Au travers de mes récits, j’espère vous donner envie de vous y mettre également. Vous pourrez d’ailleurs m’envoyer les vôtres pour les voir apparaître sur le blog.

Pour démarrer ce blog, j’ai envie de répondre à une question aussi simple que complexe. “Pourquoi tu cours ?”. Une question qui vous permettra d’en savoir un peu plus sur moi et sur ma présence au sein de la blogosphère (il est super tendance ce mot alors allons-y).

“Mais au fait Jerem, pourquoi tu cours ?”

C’est une question qui revient souvent. Par un collègue qui grignote toute la journée devant son écran ou par un vieil oncle qui passe son temps à regarder tous les sports possibles et imaginables à la télé. Le genre de questions qui met parfois mal à l’aise car elle oblige à une introspection très personnelle.

Mais également parce que cette question n’a pas de réponse toute faite. J’ai toujours l’impression que, plus qu’une réponse, j’apporte une justification. Comme si je culpabilisais de courir. Car bien souvent, cette question est posée par un inconditionnel du canapé et des apéros à foison. Et c’est normal !

Vous imaginez bien qu’un runner sait pourquoi vous courrez puisqu’il court pour les mêmes raisons. Se sentir bien dans son corps et dans son esprit. Anima sana in corpore sano, tellement connu et reconnu qu’une célèbre marque, de running justement, en a fait son acronyme. C’est bien pour avoir un esprit sain dans un corps sain que je cours.

Et c’est un cercle vertueux. Au début, vous courrez pour garder la forme. Et puis très rapidement, vous vous mettez à manger mieux, manger équilibré, faire attention aux apéros. Vous perdez du poids, vous gagnez du muscle, et vous courrez de mieux en mieux. Vous vous sentez léger, dynamique, rien ne peut vous atteindre lorsque vous foulez le bitume, les sentiers forestiers ou les chemins de montagne près de chez vous. Vous avez parfois même un petit sourire au coin des lèvres. Vous êtes bien ! Conscient de votre corps, en total harmonie avec vous-même et avec votre environnement.

C’est pour ça que j’ai commencé à courir. Me sentir bien !

J’ai toujours été sportif avec plus ou moins d’assiduité. Du cross quand j’étais gamin, je suis passé au foot pendant près de 20 ans. J’ai eu une période musculation en entrant à la fac, période pendant laquelle je me trouvais trop mince (si j’avais su que 15 ans après, je me trouverai trop gros, j’aurais laissé la fonte là où elle était). C’est justement à la fac, avec des potes, sûrement pendant une soirée étudiante un peu arrosée, que je me suis inscrit au semi-marathon de Paris en 2007 il y a maintenant plus de dix ans. Vous savez, ces soirées où vous êtes prêts à tout. Mais dans une course, le plus facile c’est l’inscription. Le reste est une autre histoire. Pas grave, je suis déterminé. Plan d’entraînement en mains, j’étais chaud patate ! Et puis 21 kilomètres, ce n’est pas le bout du monde. Et bien figurez-vous que si ! Quand vous n’avez jamais couru plus d’une heure sans vous arrêter, partir pour près de deux heures ce n’est pas une mince affaire. La préparation a en plus été “perturbée” par une semaine au ski entre potes à coup d’apéros et de repas tous plus gras les uns que les autres. De la brioche au Nutella au saut du lit aux dernières cacahuètes en fin de soirée, la préparation, jusque là plutôt bien maîtrisée, volait en éclat à deux semaines de l’objectif.

J’ai quand même franchi la ligne d’arrivée mais non sans mal. Les 5-6 derniers kilomètres n’ont été que souffrance et alternance de marche rapide et marche moins rapide. C’était décidé, je continuerai le foot, au moins quand vous n’avez pas envie de courir, une bonne science du placement et les coéquipiers peuvent vous permettre de ne pas trop vous fouler. Quand vous courrez seul, si vous n’avancez plus, personne ne le fera pour vous. Les encouragements des autres participants font chaud au coeur, mais ils ne vous poussent pas en avant.

J’ai quand même accroché quelques dossards pendant ma carrière de footeux. J’ai participé à la classique Paris-Versailles plusieurs fois avec mon père (4 à ce jour avec un record personnel à 1h13) avec plus ou moins de succès. Je n’aurais à l’époque jamais imaginé que ce premier dossard en 2007 en aurait appelé autant. Des courses sur route, des triathlons et des trails plus ou moins longs, plus ou moins fous. Vous pourrez retrouver mes principaux résultats sur ma page de présentation et quelques récits des courses les plus belles que j’ai faites sur cette page pleine d’histoires.

C’est fort de cette expérience de plus de 10 années que je me livre à vous dans ce blog. Pour partager mes conseils et aider les débutants à ne pas commettre les mêmes erreurs que moi. Rassurez-vous, j’en ferai encore, je ne suis qu’un homme.

Côté professionnel, je suis analyste MOA chez Cardif, entité assurance de BNP Paribas mais ce n’est pas derrière un bureau que je m’éclate. Voilà pourquoi j’ai décidé de lancer ce blog. A terme, j’espère pouvoir m’y donner à temps plein et ainsi faire de ma passion un métier dans lequel je m’épanouirai quotidiennement.

Alors dîtes-moi, pourquoi vous courrez ? Et si vous ne courrez pas, qu’est-ce qui vous retient ?