“Mais au fait, pourquoi tu cours ?”

La question qui gêne mais à laquelle je vais répondre pour que l’on apprenne à se connaître.

Pour démarrer ce blog, j’ai envie de répondre à une question aussi simple que complexe. “Pourquoi tu cours ?”. Une question qui te permettra d’en savoir un peu plus sur moi et sur ma présence au sein de la blogosphère (il est super tendance ce mot alors allons-y).

“Mais au fait Jerem, pourquoi tu cours ?”

C’est une question qui revient souvent. Par un collègue qui grignote toute la journée devant son écran ou par un vieil oncle qui passe son temps à regarder tous les sports possibles et inimaginables à la télé. Le genre de questions qui met parfois mal à l’aise car elle oblige à une introspection très personnelle. Mais également parce que cette question n’a pas de réponse toute faite. J’ai toujours l’impression que, plus qu’une réponse, j’apporte une justification. Comme si je culpabilisais de courir. Car bien souvent, cette question est posée par un inconditionnel du canapé et des apéros à foison. Et c’est normal ! Tu imagines bien qu’un runner sait pourquoi tu cours puisqu’il court pour les mêmes raisons. Se sentir bien dans son corps et dans son esprit. Anima sana in corpore sano, tellement connu et reconnu qu’une célèbre marque, de running justement, en a fait son acronyme. C’est bien pour avoir un esprit sain dans un corps sain que je cours.

Et c’est un cercle vertueux. Au début, tu cours pour garder la forme. Et puis très rapidement, tu te mets à manger mieux, manger équilibré, faire attention aux apéros. Tu perds du poids, tu gagnes du muscle, et tu cours de mieux en mieux. Tu te sens léger, dynamique, rien ne peut t’atteindre lorsque tu foules le bitume, les sentiers forestiers ou les chemins de montagne près de chez toi. Tu as parfois même un petit sourire au coin des lèvres. Tu es bien ! Conscient de ton corps, en total harmonie avec toi-même et avec ton environnement.

C’est pour ça que j’ai commencé à courir. Me sentir bien !

J’ai toujours été sportif avec plus ou moins d’assiduité. Du  cross quand j’étais gamin, je suis passé au foot pendant près de 20 ans. J’ai eu une période musculation en entrant à la fac, période pendant laquelle je me trouvais trop mince (si j’avais su que 15 ans après, je me trouverai trop gros, j’aurais laissé la fonte là où elle était). C’est justement à la fac, avec des potes, sûrement pendant une soirée étudiante un peu arrosée, que je me suis inscrit au semi-marathon de Paris en 2007 il y a maintenant plus de dix ans. Tu sais, ces soirées où tu es prêt à tout. Mais dans une course, le plus facile c’est l’inscription. Le reste est une autre histoire. Pas grave, je suis déterminé. Plan d’entraînement en mains, j’étais chaud patate ! Et puis 21 kilomètres, ce n’est pas le bout du monde. Et bien figure-toi que si ! Quand tu n’as jamais couru plus d’une heure sans t’arrêter, partir pour près de deux heures ce n’est pas une mince affaire. La préparation a en plus été “perturbée” par une semaine au ski entre potes à coup d’apéros et de repas tous plus gras les uns que les autres. De la brioche au Nutella au saut du lit aux dernières cacahuètes au bout de la nuit, la préparation, jusque là plutôt bien maîtrisée, volait en éclat à deux semaines de l’objectif.

J’ai quand même franchi la ligne d’arrivée mais non sans mal. Les 5-6 derniers kilomètres n’ont été que souffrance et alternance de marche rapide et marche moins rapide. C’était décidé, je continuerai le foot, au moins quand tu n’as pas envie de courir, une bonne science du placement et les coéquipiers peuvent te permettre de ne pas trop te fouler. Quand tu cours seul, si tu n’avances plus, personne ne le fera pour toi. Les encouragements des autres participants font chaud au coeur, mais ils ne te poussent pas en avant.

J’ai quand même accroché quelques dossards pendant ma carrière de footeux. J’ai participé à la classique Paris-Versailles plusieurs fois avec mon père (4 à ce jour avec un record personnel à 1h13) avec plus ou moins de succès. Je n’aurais à l’époque jamais imaginé que ce premier dossard en 2007 en aurait appelé autant. Des courses sur route, des triathlons et des trails plus ou moins longs, plus ou moins fous. Tu peux retrouver mes principaux résultats sur ma page dédiée et quelques récits des courses les plus belles que j’ai faites sur cette page pleine d’histoires.

C’est fort de cette expérience de plus de 10 années que je me livre à toi dans ce blog. Et comme ce n’est pas la destination qui compte mais le voyage, j’espère qu’il te plaira et pourquoi pas, qu’il te donnera envie de chausser les running pour quelques séances pleine de liberté !

Alors dis-moi, pourquoi tu cours ? Et si tu ne cours pas, qu’est-ce qui te retient ?

Pour ne rien râter de l’actualité du blog, inscris-toi à la newsletter !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vérifions que tu es humain *