6000Debrief !

Retour sur le doyen des trails français !

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En vacances en Ardèche, nous nous mettons en route vendredi en début d’après-midi. 4h de route annoncé pour se rendre à Aime, village départ de la 6000D. Nous avons loué un petit chalet pour l’occasion dans le village de Montalbert. Petit village magnifique en passant 😉 avec un resto La Luge, à 100m du chalet, une tuerie !!!

On arrive à Aime vers 18h. Passage au retrait des dossards, récupération du sac coureur avec les petits goodies qui vont bien, casquette façon cycliste, manchettes pour les bras, et le tatouage avec le profil de la course, que je me colle sur le bras.

La petite photo sous l’arche de départ et il est temps de passer faire quelques courses et d’aller récupérer les clés du chalet loué pour l’occasion.

Fabrice, mon pote avec qui je fais la course et avec qui j’ai fait l’OCC l’an dernier, nous rejoint avec sa femme Audrey. On parle rapidement stratégie de course, temps de passage, équipements… Ca y est, on est déjà dans la course !

Un bon repas de compète avec des pâtes bolo et un bon sablé et il est temps de préparer les affaires pour samedi matin. Un dernier massage des pieds à la Nok, j’enfile mes chaussettes et hop dodo !

On a mis le réveil à 4h pétantes pour ne pas rater la navette qui nous récupère près du chalet à 4h30. Fab me prépare un petit thé, on s’habille, on remet de la Nok sur les pieds, on vérifie qu’on n’oublie rien et VAMOS !

On cherche l’arrêt pour la navette mais on le trouve pas… C’est finalement un gars de l’organisation qui viendra nous chercher en voiture officielle 6000D pour nous déposer près de la ligne de départ. En mode VIP 😀

Traditionnel tour d’avant-course aux toilettes et on se rend gentiment dans le sas de départ. Discours de madame la Maire, briefing des organisateurs, petit message pour l’association qui lutte contre la maladie de Charcot, annonce des quelques élites qui sont au départ. Et puis compte à rebours avec la pluie qui commence à tomber.

6h pétantes : le départ est donné ! Beaucoup moins sympa que sur les Templiers par exemple. Pas de musique dédiée mais quelques fumigènes viennent réchauffer l’ambiance refroidie par la pluie battante. On a quand même enfilé la veste 3 minutes avant le départ pour ne pas être gelé par les premières pluies. On l’enlèvera 10 minutes après, effet cocotte-minute oblige !

Les premiers kilomètres étant en descente, on part assez vite. Mais très vite, les premières bosses arrivent et on sort les bâtons pour s’économiser au maximum. 65 kilomètres, 3500m D+, ça va être long. On sait qu’on part pour 12h de course environ. Mieux vaut en garder sous le pied.

On passe par les villages de Longefoy et Montalbert, là où se trouve notre chalet et où ma femme et ma fille dorment paisiblement pendant que je cours dans la montagne 😀

Après 2h18 de course, on arrive au pied de la piste de Bobsleigh, théâtre des JO d’hiver d’Albertville en 1992. On a alors parcouru 13,5 kilomètres.

C’est marrant 300m la piste de bob, mais après ça ressemble plutôt aux couloirs du métro parisien, les gens te bousculent pour passer sur le côté, c’est gris et bétonné, on entend le bruit des bâtons. C’est pas aussi fou que ce que je pensais vivre, franchement !

En sortant de la piste, une belle bosse nous attend encore avant d’entamer la première descente vers le premier ravito à la Plagne Centre dans 6 kilomètres. On y arrivera après 3h20 de course soit une moyenne de presque 6 kmh, un peu en avance sur nos prévisions.
Le ravito fait du bien, on recharge en eau, on mange un peu. Je suis parti avec des barres energy et refuel de Mulebar. Et le tout à jeûn, pour ne pas m’alourdir le ventre avec un gatosport. Et ça me réussit plutôt bien. Aucun mal de bide. Je bois toutes les 10 minutes, je mange toutes les heures à partir de la deuxième de course, tous les voyants sont au vert.
On arrive rapidement sur la première grosse difficulté de cette course, la montée vers la Roche de Moi. On est en haut après 5h de course et 26.6 kms.

Une petite descente vers le col de la Chiaupe où nous attendent nos supportrices et il sera temps d’affronter LE GLACIER, enfin !!!

On l’aperçoit dans la descente avec les gens qui montent en file indienne. L’effort a l’air tellement douloureux que j’ai hâte d’aller m’y frotter !!!

Malheureusement nous ne verrons pas nos supportrices. En avance sur nos temps de passage, on les rate de peu mais on les retrouvera au même endroit après la descente du glacier.

La montée au glacier démarre doucement, on croise ceux qui en descendent déjà. Les visages sont marqués. Ca laisse présager de l’effort à fournir pour y monter ! On continue en file indienne. La neige fait son apparition, ça pique les mollets, le souffle est court avec l’altitude, l’effort intense. On est silencieux, on monte les uns derrières les autres, comme si on allait droit au bagne, les chaînes et les boulets en moins.

On arrive enfin au glacier après 6h33 de course et une bonne heure d’ascension. Dès qu’on arrive au sommet on sent le vent se lever. On profite rapidement d’une délicieuse soupe aux vermicelles et là … c’est le drame ! L’orage nous tombe dessus ! Des grêlons nous fouettent le visage, les jambes. Pas le temps de finir ma soupe, je n’ai qu’une envie, redescendre pour me réchauffer. Je suis cacher dans ma veste, gelé, fouetté par la grêle. A ce moment, je me demande vraiment ce que je fais là et je vous cache pas que j’ai même très très peur pour mon intégrité physique tant l’orage est violent. Le tonnerre donne l’impression d’être juste derrière nos oreilles. C’est vraiment flippant !!! Ca dure 10 minutes, j’ai le sentiment que ça dure des heures ! On redescend un peu, l’orage se calme, la température remonte. Les sensations dans les doigts reviennent, quel soulagement !

On redescend vers le col de la Chiaupe où nos supportrices (et tous les autres) ont été évacués et invités à redescendre en télécabines. On les verra donc dans 10 bornes, pas avant, à Bellecôte, après le passage de l’Arpette.

Et la descente vers Bellecôte va être assez intense ! On nous annonce qu’on a 20 minutes pour faire 2,5 kms pour éviter le coup de massue de la barrière horaire. Les quadriceps font mal mais on descend et on envoie !

Finalement, on arrive à Bellecôte 9 minutes avant la barrière horaire de 14h30. On ravitaille, et là on retrouve enfin nos supportrices ! Ca fait toujours un bien fou ! Il est temps de changer de tshirt, de casquettes et de chaussettes ! Ca fait un bien fou parce qu’on était un peu humides après l’orage !

Mon pote Fab a super mal au tibia, il envisage d’abandonner. Mais pas moyen, on est venus ici ensemble, on va repartir ensemble pour les 20 dernières bornes ! On reste 20 minutes au ravito et hop on repart.

On mix marche et footing. J’en profite pour dévaler un peu les descentes et attendre Fab à la fin de chacune. Je m’éclate comme un gamin dans ces super singles qui nous ramènent tranquillement vers Aime.

Un dernier ravito aux Thuiles (un immense merci et bravo au passage pour les bénévoles et les supporters qu’on a croisé dans les villages. Une ambiance de dingue à chaque passage. L’impression d’être en tête de course à chaque fois !) et on descend vers la piste cyclable qui nous ramène vers Aime. Fab me dit de foncer alors je mets les gaz pour les 3 derniers kilomètres que je cours en 4’30’’ de moyenne. J’arrive dans Aime et ma fille me rejoint pour les derniers décamètres. Quel kiffe ! Et ça on le vit que sur des ultras. Parce que sur des trails courts où on cherche la perf, on n’a pas le temps d’apprécier l’arrivée comme ça ! Je termine en 12h59.

Fatigué mais finalement (et sans prétention aucune) pas tant que ça. J’ai fait pas mal de pauses et ça m’a fait du bien. Et puis niveau hydratation et alimentation, j’ai enfin trouvé ce qu’il me fallait ! Alors un énorme merci à Mulebar pour ses barres vraiment top ! Energy bar pour faire le plein de bons glucides et refuel pour les protéines qui permettent de reconstruire les fibres musculaires détruites un peu partout dans la montagne.

Ca m’a clairement conforté dans mon choix de partir sur l’UTMB en 2020 tant les sensations de l’ultra sont géniales ! Le partage avec les autres coureurs (on a parlé pizza frites avec un mec pendant la montée de l’Arpette, du coup on n’a pas vu la montée passer LOL), les moments avec les bénévoles, voir ma femme et ma fille sur le côté. Et cette aventure partagée et bouclée avec mon pote Fab qui avait abandonné avant le glacier en 2015. Voilà, c’est ça ma définition de l’ultra, du partage, de l’introspection, de la douleur, de la souffrance mais une joie indescriptible à chaque ligne d’arrivée franchie !

Debriefons un peu la partie logistique maintenant, parce qu’il faudra arriver au top sur l’UTMB sans se poser de questions sur le matériel !

SAC TRAIL KALENJI 10L
Le sac trail Kalenji 10L a tenu toutes les promesses aperçues pendant les entraînements. A l’arrière, j’y reviens plus bas, je peux mieux faire ! Parce que cette course m’a permis de me rendre compte qu’il y avait pas mal d’améliorations à adopter pour l’Infernal Trail début septembre ! Les poches avant avec les flasques, nickel. Les petites poches sous les flasques, parfaites pour mes barres. Et la poche devant la flasque, nickel pour servir de poubelle. Test du sac disponible par ici : VIDEO TEST

SAC D’ASSISTANCE
Le sac d’assistance que ma femme m’a remis au kilomètre 44 (j’aurais dû l’avoir avant mais l’orage en a décidé autrement) m’a fait du bien ! Changer de chaussettes et de t-shirt, ça donne l’impression de repartir tout neuf ! Même la casquette, c’était super appréciable ! A refaire pour l’Infernal Trail donc !

TATOUAGE DU PROFIL
C’est clairement pourri d’avoir ça sur le bras ! 2 raisons, d’abord le froid ou la pluie qui font qu’on se couvre les bras avec les manchettes ou la veste. Donc galère pour consulter la carte. Et de 2, bah 4 jours après la course, je l’ai encore sur le bras malgré les nombreux lavages au savon, le bordel ne part pas ! J’avais eu sur la marathon race d’Annecy le profil de la course à l’envers en bas du dossard. Je prévoirai ça pour l’Infernal Trail 😉

BATONS
J’ai enfin trouvé ma taille de bâtons : 125 cm ! J’ai donc commandé des bâtons pliables pour l’Infernal Trail. Ca me permettra de les accrocher à mon sac plutôt que les avoir à la main pendant toute la course comme ce fût le cas ici. Et c’est clairement pas pratique pour se ravitailler ou attraper des choses dans son sac sans risquer de crever les yeux de la personne qui est derrière. J’ai même failli les oublier sur le ravitaillement de Bellecôté, posés le long d’une barrière.

SYSTEME D’HYDRATATION
Je suis parti avec 2 flasques à l’avant du sac, une d’eau et une avec des électrolytes Aptonia pour les apports en sodium, en vitamines et le petit goût de fruits rouges. J’avais une 3e gourde dans ma ceinture compressport pro dans le dos pour mettre de la St-Yorre notamment, en fonction de mon envie sur les ravitos. 1,5L de capacité, ça me permet de tenir environ 3h, donc c’était parfait entre le départ et le 1er ravito qu’on a rejoint après 3h20 de course ! Après j’ai rempli que 2 flasques à chaque fois vu que les points d’eau étaient assez rapprochés.

VESTE
J’ai pu tester ma nouvelle veste Uglow en condition réelle ! Elle est top, et elle est par ici : http://www.uglowsport.com/shop/uglow-race-urh2-man-urh2-black/. Sans couture, avec une poche poitrine et une dans le dos aimantées. Elle est super légère, très efficace (testée sous l’orage !) et pratique à mettre et enlever. Le seul hic, c’est pour le rangement. Là où d’autres se range dans une poche, celle-ci ne le permet pas. Ca fait donc un petit paquet à ranger dans le sac. Je l’ai mise dans ma poche zippée verticale et Fab me la sortait et me la rangeait quand j’avais besoin. Autant dire que j’étais pas autonome sur cette partie. Je la mettrai donc dans la poche kangourou (celle horizontale dans le bas du sac dans le dos) ou à la place de la 3e flasque dans la ceinture Compressport, si je ne m’en sers pas.

GOBELET RETRACTABLE
Je ne m’en suis pas servi plus que ça à part pour la soupe pour épargner un gobelet en plastique. Donc pour l’Infernal Trail, il restera dans la poche zippée et je ne le sortirai qu’aux ravitos. Pas besoin de le garder devant le sac.

TELEPHONE
Je suis finalement parti avec mon smartphone, pas avec mon petit téléphone ultra léger acheté sur Amazon et dispo sur la boutique du blog. Pourquoi ? Parce que je savais que j’aurais le temps de prendre des photos, des vidéos pour partager avec vous sur les réseaux sociaux. Mais pour l’Infernal Trail, je serai tout seul, et il faudra envoyer du houmous comme on dit chez moi, alors je partirai avec mon téléphone ultra light ! De toute façon, je suis pas fan des reportages photos ou vidéos car d’autres font ça beaucoup mieux que moi (Lapins runners, la route du trail, bruno poulenard, hurdle runner, djodei et beaucoup d’autres encore !). Quand je cours seul, je cherche la performance avant tout, et ça passe par une optimisation du matériel ! Exit donc le smartphone dans les Vosges 😉

Voilà, maintenant que j’ai récupéré, faut repartir à l’entraînement avec un gros mois d’août qui va m’emmener vers l’Infernal Trail et la découverte des Vosges, une région que je ne connais pas encore !

Et puis en plus… On est champions du Monde !!!

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7 pensées sur “6000Debrief !

  • 31/07/2018 à 15:51
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    Encore un super récit !
    Ça donne envie 😉
    Merci Jerem de nous faire partager ça

    • 31/07/2018 à 17:33
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      Merci Elo 🙂

  • 31/07/2018 à 16:53
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    Bravo Jerem!

    • 31/07/2018 à 17:33
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      Hey merci mon poulet !

  • 31/07/2018 à 18:36
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    Salut Jerem

    Merci pour ton partage déjà que j’avais envie de la faire cette 6000D mais alors maintenant encore plus

    A très bientôt et bonne prepa pour le mois Aout

  • 01/10/2018 à 15:37
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    Merci et c’est bien écrit !

Commentaires fermés.